Jeudi 7 août 2008

Par sixtine
Source : Dossier Familial N ° 403
Rubrique : Psycho-Santé
Titre : Apprendre l'optimisme

Une bonne nouvelle pour ceux qui voient toujours le verre à moitié vide : l'optimisme se cultive à tout âge !

Certains donnent l'impression d'avancer dans la vie  avec la certitude qu'elle ne leur réserve que le meilleur, et d'autres, comme Cécile, sont persuadés que le pire les attend. Elle qui prétend " ramer " en toutes circonstances regrette encore, à 30 ans passés, d'avoir été imprégnée par la vision négative du monde que sa famille véhiculait : " Enfant, on ne m'a pas montré le monde sous un jour favorable. Ma mère ruminait des idées noires.Les moindres entreprises étaient, à priori, vouées à l'échec et, quand les choses n'allaient pas, nous nous sentions à la fois incapables et victimes d'une hostilité généralisée. "
A l'inverse, Marianne constate que l'optimisme est contagieux : " Après deux heures passées avec mon amie Coline, je me sens regonflée. Les montagnes d'obstacles qui bouchaient mon horizon ne me semblent plus infranchissables. "
Marianne rapporte que son amis d'enfance a vécu dans un environnement familial stimulant : " Ils n'étaient pourtant pas à l'abri des " coups de tabac ", mais ils savaient relativiser et , chez eux, j'entendais souvent dire qu'il n'y a pas de problème sans solution." Un tel mode d'éducation laisse forcément son empreinte pour le reste de la vie. D'après le psychologue Martin Seligman, 3 sortes d'influences vont favoriser une vision plus ou moins optimiste de l'environnement : la façon dont les parents interprètent les évènements, les jugements que l'enfant entend à son sujet en cas d'échec, et les conséquences de ses premiers traumatismes.

L'action plutôt que l'impuissance
Soit ses parents lui apporteront la preuve qu'il est possible de vaincre l'adversité, soit ils porteront le germe du renoncement. C'est dire l'importance des expériences de réussite dans la petite enfance pour acquérir la confiance en soi et dans le monde. Car le socle de l'optimisme repose sur l'idée que nous pouvons avoir une influence positive sur les évenements.
Optimiste invétéré, Vincent, qui a connu bien des galères professionnelles, ne se résigne jamais: "j'imagine toujours qu'il existe une issue favorable et qu'il m'appartient de trouver la solution." Il ajoute que, souvent, d'une expérience négative ou d'un échec peut naître quelque chose de meilleur.
Prendre la vie du bon côté n'empêche pas d'être lucide sur le monde ni d'être réaliste. Mais il s'agit de voir la réalité autrement, renchérit Marianne: "Quand je parle de mes incertitudes avec Coline elle m'aide à analyser précisement la situation, à sortir du schéma dans lequel je me suis enfermée et qui me maintient dans une forme d'impuissance. Si j'imagine que je peux agir sur le cours des évenements, alors l'avenir me paraît plus souriant."

Traquer les pensées dévalorisantes
Transformer sa façon de penser, entraîner son esprit à voir le positif, est l'indispensable gymnastique pour les tempéraments chagrins qui veulent modifier leur disposition d'esprit. Martin Seligman propose de mettre à jour les pensées qui nous viennent face aux difficultés, en étant à l'écoute du dialogue que nous entretenons avec nous-mêmes. "Il s'agit d'abord de faire le lien entre adversité, interprétation et conséquence."
Partir à la chasse des interprétations qui déforment la réalité, Brigitte l'a expérimenté et, depuis, elle est très vigilante: "à une époque, mon environnement professionnel n'était pas porteur, mais je n'en avais pas conscience. Comme je ne trouvais pas de travail, je m'accusais de tous les maux: "trop vieille, plus assez dynamique". Heureusement, on m'a fait réaliser qu'une petite qualification dans un domaine précis changerait complètement la donne."
Cette interprétation était la bonne, et Brigitte a pu remettre le pied à l'étrier. Ces sont les raisons personnelles et permanentes avancées en guise d'explications des échecs, comme "je suis stupide, je n'ai pas de chance", qui font le lit du pessimisme. Cultiver l'optimisme, c'est d'abord remettre en cause les pensées dévalorisantes. "Cette une sorte de cercle vertueux", dit Philippe qui a longtemps ruminé des idées noires et flirté avec la dépression, avant de se faire aider par un psychothérapeute. "Quand vous avez un état d'esprit positif, votre capacité à rebondir se fait jour. Cela entraîne des expériences positives, qui vont à leur tour développer votre optimisme."
Ce qui conforte le constat de Cécile:" Si la vie semble sourire  aux optimistes, c'est qu'au lieu de se morfondre ils agissent avec la conviction que leurs efforts seront utiles."
Face à une difficulté, celui qui s'obstine aura évidemment plus de chance de gagner que celui qui baisse les bras. Alors commençons par changer notre vision des choses.
                                                                                           Isabelle Lacheref.
Sur le Net
Apprendre à être optimiste
Comment les internautes vivent-ils ? Les témoignages sur le forum
" Moi et les autres " :
www.dossierfamilial.com/forums/58

A lire
" La force de l'optimisme "
Martin Seligman, InterEditions-Dunod,2008,21,50 €
" Le petit livre de l'optimisme ",Paul Wilson,éditions Les Presses du Châtelet, 2002, 3,95 €
" 60 réponses pour être heureux ",Drs Marie-Claude Gavard et Dominique Bouchard, éditions Odile Jacob, 21 €


Publié dans : humeur - Communauté : Femmes Engagées - Voir les 4 commentaires
Ecrire un commentaire
Retour à l'accueil

Présentation

Profil

  • : sixtine
  • sixtine-39
  • : Femme
  • : 28/02/1958
  • : nature littérature internet active attentionnée
  • : Profondément humaniste,j'aspire à partager mes idées avec le plus grand nombre, qu'elles soient d'ordre politique ou sociale ou environnementale.

Derniers Commentaires

Recherche

Calendrier

Juillet 2009
L M M J V S D
    1 2 3 4 5
6 7 8 9 10 11 12
13 14 15 16 17 18 19
20 21 22 23 24 25 26
27 28 29 30 31    
<< < > >>
creer son site gratuit sur over-blog.com - Contact - C.G.U. - Rémunération en droits d'auteur - Signaler un abus